La Slax est une distribution tchèque, développée par une seule personne, Tomas Matejicek. Adresse du site: http://www.slax.org/. Outre le téléchargement des images iso, des divers modules, vous y trouverez de la documentation, un bon forum, etc, le tout en anglais...

Pour avoir la Slax version 5.1.8 en français (d'Europe), y compris les pages man, il vous suffit de télécharger ce module et de le copier dans le répertoire base (voir ci-dessous les explications concernant la personnalisation de la Slax).

Il existe également une distribution, Alixe qui est une version québécoise francisée de la Slax; la version 0.09 STD correspond à la version 5.1.8 de la Slax. Même si elle est configurée pour le français Canada, elle peut être utilisée par les français d'Europe grâce à un module présent dans le répertoire Optionnal.

Autre version personnalisée et francisée d'excellente qualité, basée sur la version 5.1.6 de la Slax: la Slax-LFI. Elle est proposée avec Gparted, Partimage et l'antivirus Clamav, et une bonne documentation sur la gestion des partitions, la sauvegarde des disques durs sous forme d'image, la récupération des disques durs défaillants.

Tout ce qui sera expliqué dans cet article, a été testé avec la Slax KillBill Edition 5.1.8.

Présentation

Plusieurs éditions de la Slax, présentées ci-dessous, sont proposées, étant entendu que chacune peut être personnalisée. Vous trouverez sur cette page la liste de tous les modules de base, numérotés, avec leur contenu, et ci-dessous les modules contenus dans chaque édition.

  • Slax Edition standard: basée sur KDE, mais Fluxbox est aussi intégré et peut être choisi au boot. Modules 01 à 09.
  • Slax KillBill Edition: En complément de l'édition standard, Wine, Dosbox et Qmenu pour faire tourner des applications Dos et Windows. Modules 01 à 09 et module 11.
  • Slax Server Edition: En plus de l'édition, services réseaux et Internet tels que DNS, DHCP, HTTP, FTP, MySQL, SMTP, POP3, IMAP et SSH. Modules 01 à 10.
  • Slax Popcorn Edition: Une mini-Slax, qui tient sur 115 Mo!... basée sur l'environnement XFCE, avec Mozilla Firefox, beep-XMMS, Gaim et AbiWord. Modules 01 à 04, 09 et 12.
  • Slax Frodo Edition: La super mini... (53 Mo) qui se réduit à la console de base (un peu spartiate à mon goût quand même...).
  • Slax Boot Edition: 5 Mo à graver sur un CD qui vous permettra d'utiliser la Slax installée sur votre clé USB avec les ordinateurs qui n'acceptent pas le boot direct sur les clés USB.

Organisation du CD, rôle des dossiers et fichiers, personnalisation

Il est important de comprendre le rôle de certains dossiers et de connaître leur contenu, car c'est cela qui vous permettra de personnaliser votre Slax, qu'elle soit utilisée sur CD ou sur clé USB. A ce propos, je vous conseille de personnaliser le contenu de l'image iso avant de la graver, si vous travaillez sur CD et non sur clé USB.
Sous Linux, vous pouvez monter votre image iso avec une commande du type # mount -t iso9660 /home/nom_de_votre_home/slax-killbill-5.1.8.iso /home/nom_de_votre_home/dossier_de_montage -o ro, copier le contenu de ce dossier dans un autre dossier; modifier le contenu de ce nouveau dossier. Il faut ensuite construire une nouvelle image à partir de ce dernier dossier; vous avez le choix de plusieurs méthodes:

  • Avec K3B, bien sûr... ou avec l'excellent petit logiciel Isomaster (il existe un module de ce logiciel sur le site de la Slax).
  • En utilisant le script isomaker.sh avec ce petit guide
  • Ou en utilisant le script make_iso.sh présent dans l'image iso de la Slax, avec une commande du genre: cd /dossier_avec_contenu_iso_modifie puis ./make_iso.sh /tmp/new-slax.iso.

Autre possibilité, si vous avez lancé le CD de la Slax, charger le module des Slax utilities qui comporte les scripts nécessaires pour ouvrir une image iso et pour créer une image iso.

Sous Windows, j'utilise personnellement un plugin iso de l'excellent et indispensable Total Commander pour explorer et extraire le contenu de l'iso, et ensuite le logiciel gratuit Iso Recorder pour recréer une image iso et la graver. Il y a aussi dans l'image iso de la Slax, le fichier make_iso.bat, pour créer l'image iso, qui s'utilise ainsi: cd\dossier_avec_contenu_iso_modifie puis make_iso.bat c:\new-slax.iso.

Voyons donc les dossiers présents dans l'image slax-killbill-5.1.8.iso:

Racine et dossier boot:

Il faut d'abord noter deux fichiers à consulter à la racine. cheatcodes.txt: la liste des cheatcodes (ou options) que l'on peut utiliser pour le boot, j'y reviens ci-dessous. changelog.txt: la liste des changements pour chaque version, qui inclue parfois également des informations nouvelles sur les cheatcodes, qui ne sont pas forcément présentes dans le premier fichier. Le fichier important est isolinux.cfg. Isolinux est un chargeur de boot qui fonctionne avec les CD ISO 9660; syslinux, dont nous parlerons tout à l'heure, est lui un chargeur de boot pour les partitions FAT 16 et 32 (MS-DOS, Windows). Voyons le contenu du fichier isolinux.cfg présent sur le CD de la Slax:

display boot/splash.cfg
default slax
prompt 1
timeout 40
F1 boot/splash.txt
F2 boot/splash2.txt
F3 boot/splash.cfg

label slax
kernel boot/vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=boot/initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw

label linux
kernel boot/vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=boot/initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw

label memtest
kernel boot/memtest

Et voici un exemple de fichier isolinux.cfg personnalisé:

kbdmap fr.ktl
display boot/splash.cfg
default kdex
prompt 1
timeout 40
F1 boot/splash.txt
F2 boot/splash2.txt
F3 boot/splash.cfg

label kdex
kernel boot/vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=boot/initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw autoexec=xconf;startx

label kde
kernel boot/vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=boot/initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw autoexec=startx

label flux
kernel boot/vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=boot/initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw autoexec=flux

label slax
kernel boot/vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=boot/initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw

label memtest
kernel boot/memtest

Examinons ce qui a changé dans ce fichier isolinux.cfg:

kbdmap fr.ktl: Cette commande est destinée à ce que le clavier azerty français soit actif au moment du boot, au lieu de l'affreux (pour nous francophones) clavier qwerty; c'est plus pratique pour saisir les options de boot éventuelles dont nous allons parler. Le fichier fr.ktl n'est pas présent sur le CD de la Slax (et je ne sais plus où je l'ai récupéré...), il est téléchargeable ici.

Lorsque le système démarre (sur CD ou clé USB), apparaît très rapidement l'invite de boot. Si vous ne faites rien, au bout du nombre de secondes indiqué par timeout, ou si vous appuyez sur la touche Entrée, les lignes situées sous le label indiqué par default sont exécutées. Dans l'exemple ci-dessus, c'est le label kdex qui est exécuté par défaut. Si je veux démarrer en mode console, comme dans le fichier isolinux.cfg d'origine, il suffit que je saisisse slax, puis touche Entrée. Les lignes F1 boot/splash.txt - F2 boot/splash2.txt - F3 boot/splash.cfg indiquent que si vous appuyez sur F1, le fichier d'aide boot/splash.txt (que vous pouvez évidemment personnaliser) s'affichera; de même pour F2 et F3.

La première ligne, commune à tous les «labels», est kernel boot/vmlinuz. Elle correspond au chargement du noyau Linux. La ligne suivante correspond aux options de chargement de ce noyau. Tous les fichiers nécessaires au boot sont présents dans le dossier /boot.

Vous voyez que la seule différence entre label kdex et label slax, est que j'ai ajouté le cheatcode autoexec=xconf;startx à la fin de la deuxième ligne. J'aurai pu saisir slax autoexec=xconf;startx, cela aurait été la même chose; un cheatcode peut donc être ajouté «à la volée» à un «label», ou inséré dans le fichier isolinux.cfg quand on s'en sert en permanence. startx signifie qu'on va lancer directement, sans passer par la console, XWindows, avec l'environnement par défaut correspondant à notre version (KDE pour la version standard). xconf signifie qu'on va lancer préalablement une commande d'autoconfiguration de XWindows. Pour la majorité des ordinateurs, xconf est nécessaire, mais pour certains, xconf aboutit à un plantage, et il faut alors choisir le «label» kde ou lieu de kdex. Bien sûr, si vous choisissez le «label» slax, vous pouvez lancer les commandes xconf et startx depuis la console, après avoir saisi login (root) et mot de passe (toor).

Le «label» flux correspond à l'environnement XWindows Fluxbox, qui est très léger et pratique pour un ordinateur peu puissant, bien qu'un peu déroutant pour ceux qui viennent du monde Windows... Il est possible d'installer d'autres environnements présents sur le site de la Slax sous forme de modules (Xfce ou IceWM par exemple), mais cela nécessite soucent quelques recherches et manipulations.

Liste des principaux cheatcodes

  • changes=slaxsave.dat: Ce cheatcode, intégré automatiquement dans le fichier isolinux.cfg présent sur le CD Slax, vous permettra de sauvegarder automatiquement votre environnement, comme si vous aviez installé la Slax sur votre disque dur, à la condition d'utiliser la Slax sur un seul ordinateur, et d'avoir sur cet ordinateur une partition FAT32 (sur disque dur, par sur clé USB) ou une partition Linux. Dans ce cas, il suffit de copier à la racine de cette partition le fichier slaxsave.zip présent sur le CD puis d'extraire un des fichiers slaxsave.dat; il y a 4 possibilités de taille, de 128 Mo à 1 Go, selon vos besoins et la place dont vous disposez.
    Nota: Comme vous pourrez le voir en lisant les commentaires 7 et 9 ci-dessous, ce cheatcode ne fonctionne pas si vous bootez à partir de l'image sur le disque dur, avec le cheatcode from=.
  • probeusb: Il est déjà intégré dans le fichier isolinux.cfg de la Slax Boot Edition, et permet de passer le relais à la clé USB après un boot sur CD.
  • load=module1;modulen: Charge le ou les modules désignés présents dans le dossier /optional. Vous n'êtes pas obligé d'indiquer l'extension .mo. Si vous créez un sous-dossier dans /optional, par exemple le dossier wifi et que vous mettez plusieurs modules dans ce sous dossier, load=wifi chargera tous les modules présents dans le sous-dossier wifi. Vous pouvez combiner plusieurs sous-dossiers et modules, par exemple: load=sous_dossier_1;sous_dossier_2;module_dans_optional_1;module_dans_optional_2.
  • noload=module1;modulen: Désactive le chargement des modules spécifiés, présents dans les dossiers /base ou /modules.
  • acpi=off: Désactive l'ACPI.
  • nohotplug: Désactive l'autodétection matérielle (déconseillé!...).
  • nopcmcia: Désactive l'autodétection PCMIA (fait gagner 2 secondes au démarrage pour les ordinateurs de bureau).
  • noagp: Désactive l'autodétection AGP.
  • nodma: Désactive le DMA pour les disques durs et CD-ROMS.
  • nohd: Ne monte aucun disque (les disques sont montés automatiquement avec la Slax).
  • nocd: Ne monte aucun CD-ROM. Dans le cas ou probeusb ne fonctionnerait pas, permet de passer le relais à la clé USB si le boot direct sur la clé ne fonctionne pas.
  • nosound: Devinez...
  • from=/dev/hda1/slax.iso - from=path/to/slax.iso - from=/dev/hda1 - from=path/to/slax/: Pour chargerla Slax à partir d'un emplacement différent du périphérique de boot.
  • passwd=mot_de_passe_choisi: Change le mot de passe root (par défaut, toor).
  • passwd=ask: Demande pendant le boot un nouveau mot de passe pour root.
  • noguest: Désactive l'utilisateur invité.
  • toram ou copy2ram: Copie tout le CD en RAM. Un peu long au démarrage, mais la rapidité est ensuite au rendez-vous... Compter 200 Mo en plus de la taille de l'image iso pour ne pas avoir de problème.
  • floppy: Active l'automontage d'une disquette présente dans le lecteur au démarrage. Si un module de configuration est présent sur la disquette (nous réviendrons sur ce type de module), il est chargé.
  • debug: Active le mode debug.

Dossier base:

La Slax est donc essentiellement un ensemble de modules, fichiers avec l'extension mo, les briques qui permettent de construire la distribution. C'est dans ce dossier que vous trouvez les modules numérotés de 01 à 12 dont je vous ai parlé ci-dessus. Les modules de ce dossier sont chargés avant les modules des autres dossiers, et dans l'ordre alphabétique. Si vous n'utilisez pas KDE Office (c'est mon cas, j'utilise Open Office), ni l'agenda de KDE Office, vous pouvez supprimer le module 08_kde_office.mo de votre image iso (vous pouvez aussi le laisser et utiliser le cheatcode noload).

Dossier modules:

C'est dans ce dossier que vous allez copier les modules supplémentaires que vous voulez utiliser automatiquement (même si vous pouvez toujours désactiver leur chargement avec le cheatcode noload). Tous les modules téléchargeables sont sur cette page.

Le premier module important, est celui destiné à mettre la Slax en français. J'utilise actuellement celui-là: French_localisation_3_4_1.mo. Je vous conseille de le copier plutôt dans le dossier base, sous le nom 12_french_localisation_3_4_1.mo. Si vous utilisez la dernière version d'Alixe (que je n'ai malheureusement pas encore eu le temps de tester), je conseille aux français d'Europe de déplacer le fichier 03_fr_FR.mo présent dans le dossier /optional vers le dossier /modules ou /base (dans ce dernier cas, vérifier que le nom du fichier permet qu'il soit chargé alphabétiquement en dernier). Avec ce module, seul KDE sera francisé, Fluxbox restera en anglais, avec clavier Qwerty.

Voici les modules que j'utilise personnellement:

  • Krusader - krusader_1_70_1-4.mo: Excellent gestionnaire de fichiers aux multiples fontionnalités. Je ferai prochainement un article sur ce logiciel.
  • Krename - krename_3_0_11-1.mo: Utilitaire qui s'intègre à Krusader et permet de renommer les fichiers par lot d emanière très pointue.
  • Open Office - openoffice_fr_2_0_3.mo
  • Firefox - mozilla_firefox_fr_2_0_rc2_2_0_rc2.mo
  • Gparted - gparted_libs_upgraded_0_2_5.mo: Excellent utilitaire pour gérer les partitions.
  • Partimage - partimage_0_6_4.mo: Pour sauvegarder votre disque dur sous forme d'images.
  • Slax utilities - slax_utilities_0_2-2.mo: Très utile, voire indispensable, pour sauvegarder votre configuration, je vous en parle en détail ci-dessous.

Dossier optionnal:

Je vous ai déjà parlé de ce dossier à propos du cheatcode load=module. Si vous n'avez pas chargé un module, vous pouvez toujours le charger ensuite, en double-cliquant dessus dans Konqueror, ou en utilisant la commande console uselivemod /path/module.mo. Il y a aussi une commande dédiée à cet usage dans le menu KDE. Evidemment, cette méthode fonctionne sans problème avec une application classique, comme Open Office par exemple, mais pas avec un driver qui aurait du être chargé au démarrage.

Dossier rootcopy:

Tout ce que vous copiez dans ce dossier, sera copié dans le dossier root lorsque la distribution est chargée en mémoire. Cela peut être très utile.

Dossier tools:

Plusieurs outils utiles, dont je parlerai plus tard, en particulier pour installer la Slax sur une clé USB ou pour travailler sur les modules.

Installer la Slax sur clé USB bootable

Votre clé doit être formatée en FAT32, et surtout pas en NTFS. - Mise à jour : il semble que dans certains cas, un formatage en FAT16 fonctionne mieux que FAT32 (voir commentaire N°46). Il existe une solution d'installation automatique qui est des plus simple:

  • Sous Windows, vous placer sur le CD Slax avec la commande cd dans une fenêtre MS-DOS (commande cmd pour XP par exemple), puis utiliser la commande make_disk.bat X:\, X étant la lettre correspondant à votre clé (ne pas vous tromper de lettre car le script écrit sur le boot!!).
  • Sous Linux, idem avec make_disk.sh /dev/sda1, si sda1 correspond à votre clé (même recommandation que pour Windows, attention à ne pas vous tromper et écrire, par exemple, hda1 à la place de sda1!!).

Mais je pense qu'il est utile de connaître la manière d'installer manuellement, afin de comprendre ce qu'on fait; je vais vous la détailler sous Windows:

  • Pour rendre la clé bootable, nous allons utiliser syslinux.exe, qui est présent dans le dossier \tools\win du CD ou de l'image iso de la Slax. Saisissez la commande syslinux x: ou X est la lettre correspondant à votre clé (et ne vous trompez pas de lettre, surtout...)
  • Ensuite, il faut copier l'intégralité de votre CD sur votre clé.
  • Ensuite déplacez les fichiers suivants de x:\boot vers x:\ (X étant toujours la lettre de votre clé): initrd.gz - vmlinuz - memtest - splash.cfg - splash.lss - splash.txt - splash2.txt
  • Enfin, renommez sur votre clé, le fichier isolinux.cfg en syslinux.cfg, éditez ce fichier, et remplacer tous les boot/ par une chaîne vide, ce qui devrait vous donner ceci (avec l'exemple d'isolinux.cfg modifié donné ci-dessus):
kbdmap fr.ktl
display splash.cfg
default kdex
prompt 1
timeout 40
F1 splash.txt
F2 splash2.txt
F3 splash.cfg

label kdex
kernel vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw autoexec=xconf;startx

label kde
kernel vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw autoexec=startx

label flux
kernel vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw autoexec=flux

label slax
kernel vmlinuz
append vga=769 changes=slaxsave.dat max_loop=255 initrd=initrd.gz init=linuxrc load_ramdisk=1 prompt_ramdisk=0 ramdisk_size=4444 root=/dev/ram0 rw

label memtest
kernel memtest

Voilà, c'est fini. Simple, non? Pour booter sur votre clé USB, il faut aller dans le BIOS de l'ordinateur, et modifier la séquence de boot en mettant USB avant le disque dur. Si vous ne savez pas le faire, vous trouverez des dizaines de tutoriaux sur le Web qui traitent cette question. Si votre ordinateur refuse quand même de booter sur la clé, soit parce que c'est un vieux BIOS, soit parce que c'est un BIOS mal programmé (et il y en a!...), gravez la Slax Boot Edition (5 Mo), bootez sur le CD, et le CD passera automatiquement la main à la clé USB (voir le cheatcode probeusb dont j'ai parlé ci-dessus); votre lecteur de CD-ROM sera donc ensuite librement utilisable, ce qui n'est évidemment pas le cas quand vous utiliser le live CD complet.

Sauvegarder sa configuration

Je vous ai déjà parle du cheatcode changes=slaxsave.dat et de ces limites. Si vous ne pouvez pas l'utiliser, pour sauvegarder «au coup par coup» sa configuration, il suffit d'utiliser la commande configsave, de la manière suivante: configsave /mnt/sda1/modules/changes/saveconf1.mo (si, par exemple, sda1 correspond à votre clé USB, et après avoir créé le dossier changes dans le dossier modules). A la seconde sauvegarde, vous mettez saveconf2.mo, et ainsi de suite. Ainsi, tous les fichiers de configuration seront chargés automatiquement au prochain démarrage (car la Slax charge aussi les sous-dossiers du dossier modules depuis la verson 5.1.7). Si vous avez mis vos fichiers de sauvegarde de configuration ailleurs, vous pouvez les restaurer avec la commande configrestore.

Vous pouvez aussi utiliser le module Slax utilities (basé sur ces commandes) dont je vous ai parlé ci-dessus, fait par dogpile qui intervient beaucoup sur le forum de la Slax et est toujours prêt à aider les débutants (en anglais...), qui a fait des scripts qui sauvegardent les fichiers de configuration dans le sous-dossier changes de modules, qui permettent de les compacter en un fichier unique, et d'autres choses que je vous laisse découvrir. Un module que je considère comme indispensable.

La configuration réseau, telles que les adresses IP fixes assignées, n'est pas sauvegardée par configsave; il faut ajouter une commande appropriée (voir exemples ci-dessous, paragraphe Réseau - Wifi) au fichier /etc/rc.d/rc.local. Et ce fichier sera lui sauvegardé par configsave. A ce propos, il ne faut jamais oublier que la Slax est basée sur la mythique Slackware (version 11 actuellement) et que donc, vous pouvez modifier directement les différents fichiers de paramétrage selon les tutoriaux que vous trouverez sur le Web, puis sauvegarder ces changements par configsave.

Création et modification de modules

Vous pouvez créer des modules à partir de paquets Slackware TGZ ou de paquets Débian DEB de manière très simple (bien sûr, il ne faut pas oublier les dépendances éventuelles dans ce cas...):

tgz2mo application.tgz application.mo

Si vous devez modifier des paquets Slackware avant de les transformer en modules, ou si vous voulez intégrer dans un même module les dépendances, installez vos paquets avec la commande suivante:

ROOT=/tmp/package installpkg application.tgz

Faites vos modifications éventuelles, puis utilisez la commande suivante pour créer le module:

dir2mo /tmp/package module.mo

Modifier des modules se fait de la manière suivante:

mo2dir module.mo /tmp/directory

Vous faites ensuite vos modifications. Puis vous recréer le module par la commande:

dir2mo /tmp/directory module.mo

Bien sûr, lorsque je parle de faire des modifications, cela suppose de connaître, au moins un peu, la Slackware et donc de lire de la doc sur le sujet. Vous voyez qu'ainsi, vous pouvez aussi fusionner des modules, ajouter des packages Slackware à des modules, etc, etc.

Pour voir le contenu d'un module sans extraire son contenu, vous utilisez la commande:

mount -t squashfs -o loop /path/module.mo /mnt/mountpoint

Réseau - Wifi

En général, les cartes réseau seront autoconfigurées et vous n'aurez strictement rien à faire si vous fonctionnez en DHCP. Si cela ne fonctionne pas, je vous conseille d'aller voir le fichier /var/log/messages, fichier plein d'enseignements qu'il faut absolument connaître, en utilisant Midnight Commander. Vous pourrez par exemple trouver quelque chose de ce genre:

Nov 13 18:11:09 (none) kernel: r8169 Gigabit Ethernet driver 2.2LK loaded
Nov 13 18:11:09 (none) kernel: eth0: RTL8169 at 0xf8ce8400, 00:01:4a:bf:48:e1, IRQ 5
Nov 13 18:11:09 (none) kernel: ipw2200: Intel(R) PRO/Wireless 2200/2915 Network Driver, git-1.0.8
Nov 13 18:11:09 (none) kernel: ipw2200: Copyright(c) 2003-2005 Intel Corporation
Nov 13 18:11:09 (none) kernel: ipw2200: Detected Intel PRO/Wireless 2200BG Network Connection

On voit donc une carte ethernet avec le nom eth0, et également une carte wifi, les drivers étant chargés dans les deux cas. Ensuite, vous pouvez tenter la commande dhcpcd -t 10 eth0.

Si vous avez besoin d'un adresse IP fixe, vous utiliserez l'utilitaire en mode console netconfig (ce que je vous conseille), ou les commandes habituelles telles que ifconfig et route, voire le petit utilitaire graphique présent dans Système (icône sur le bureau).

Je vous l'ai dit ci-dessus, pour sauvegarder vos paramètres réseau, il faut modifier le fichier /etc/rc.d/rc.local. Exemple pour une carte eth0:

USE_DHCP[0]="yes"
dhcpcd -t 10 eth0

ou

USE_DHCP[0]="no"
IPADDR[0]="192.168.1.1"     (remplacez par l'adresse de votre machine)
NETMASK[0]="255.255.255.0"  (mettez votre masque de réseau, ici classe C)
NETWORK[0]="192.168.1.0"    (mettez votre adresse de réseau)
BRODCAST[0]="192.168.1.255" (votre adresse de broadcast, c'est a dire votre adresse réseau avec les identifiants machines à 255)

Et éventuellement:

GATEWAY="adresse_IP_de_la_passerelle"

Pour une configuration réseau avancée, voir cet article

Pour le Wifi, vérifiez d'abord dans la page des modules, l'existence du driver de votre carte (par exemple, celui prévu pour la carte IPW2200 d'Intel, fonctionne parfaitement). Si ce n'est pas le cas, il vous faudra charger le driver Windows et utiliser la commande ndiswrapper ainsi:

ndiswrapper -i rt2500.inf
modprobe ndiswrapper
Pour configurer votre Wifi (ESSID, clé WEP, etc), vous pouvez utiliser, comme je le fais, le module WLAssistant (sous KDE) ou utiliser la console avec les commandes suivantes:

iwconfig wlan0 ap 00:00:00:00:00:00
iwconfig wlan0 essid SomeESSID
iwconfig wlan0 key open 111x111x11
iwconfig wlan0 channel x
ifconfig wlan0 up  ou  dhcpcd -t 10 eth0

00:00:00:00:00:00 correspond à l'adresse MAC de votre routeur. SomeESSID correspond au nom que vous avez choisi pour votre ESSID. 111x111x11 correspond à votre clé WEP en hexadécimal, 64 bits ou 128 bits. channel x correspond au numéro de channel, par exemple channel 11.

Vérifiez auparavant avec la commande iwconfig sans paramètres, si votre carte wifi est sur wlan0, ou eth1, ou eth0...

Exemple de sauvegarde des paramètres dans le fichier /etc/rc.d/rc.local:

modprobe ndiswrapper
iwconfig wlan0 ap 00:00:00:00:00:00
iwconfig wlan0 essid SomeESSID
iwconfig wlan0 key open 111x111x11
iwconfig wlan0 channel x
dhcpcd -t 10 wlan0

Pour en terminer avec le wifi, voici trois tutoriaux, en anglais, concernant Ndiswrapper:

Conclusion

Voilà, je crois que je vous ai expliqué l'essentiel. En ce qui concerne l'utilisation quotidienne, référez vous à la documentation KDE (ou Fluxbox ou celle de l'environnement que vous avez choisi). Bien que j'ai rédigé ce petit document avec soin, je vous rappelle que je n'utilise Linux que depuis quelques mois, et que je peux donc avoir commis des erreurs. N'hésitez pas à me les signaler...

Nota: Quelques liens francophones concernant la Slackware, pour faire ce que je fais en ce moment, apprendre comme elle fonctionne...